05.07.2012

Assikoi : la dure vie d'un planteur

Le planteur d’Assikoi (homme, femme, enfant) a marché parfois plusieurs heures pour atteindre le champ. En fonction de la saison, la chaleur peut être terrible, la brousse est transformée en sauna ou bien battue par les trombes d’eau tropicales. Pour nettoyer un hectare de terrain herbu, il faut un mois à un homme. Quand il en arrive au bout, il doit recommencer au début. Courbé en deux, le nettoyage dure des heures interminables. Le planteur doit avancer au milieu d'une végétation luxuriante. Le travail est très pénible. La main gauche écarte les jeunes pousses pour ne pas les couper par mégarde, tandis que la main droite, qui tient le coupe-coupe, se promène à quelques centimètres du sol. Les pieds sont au milieu des herbes où vivent de dangereux serpents, qui dérangés, n'hésitent pas à mordre. Chaque année des planteurs sont victimes de morsures mortelles. Par ailleurs, les produits de traitement sont excessivement chers mais en cas de non-utilisation, les récoltes s'annoncent maigres. Ceux qui pourront en acheter devront transporter les sacs sur la tête pendant des kilomètres, puis aller chercher de l’eau au marigot. Plus tard la récolte sera transportée, toujours sur la tête, jusqu’au village.

Voilà en quelques lignes la vie d'un planteur d’Assikoi qui rentre épuisé chaque soir ou bien au bout d’une semaine quand le champ est trop loin. Robert Mondange, président de l'association « les amis du pays d'Assikoi » lance un appel à la générosité pour pouvoir travailler au développement du village. Ce qui permettrait d’améliorer l’accès aux champs, de doter les planteurs de moyens modernes pour désherber et traiter les champs, d’éviter ou de limiter le danger des serpents. Si les finances sont suffisantes, un conteneur doit être expédié. Il permettra  d'améliorer la santé, l’éducation et fera connaître le village. Contact : Robert Mondange « Les Amis du Pays d’Assikoi » 04 68 69 19 05.Assikoi pont de bambou.JPG

C'est en franchissant ces ponts de bambous que les hommes vont aux champs.

22.09.2011

Un livre sur les enfants d'Assikoi

C'est en 1995 que sous la responsabilité du regretté Max Donzeau, ancien administrateur de la MJC du Razès, et d'un groupe d'adultes, des adolescents étaient partis en Côte d'Ivoire pour créer une bibliothèque dans le petit village d'Assikoi. Parmi ces accompagnateurs, Robert Mondange, ému des conditions dans lesquelles vivaient les enfants et même les adultes, a créé en 1999, l'association humanitaire « Les Amis du Pays d'Assikoi ».

Cette association a pour but de scolariser des enfants, subvenir à leurs problèmes de santé et créer des petits emplois qui permettent aux familles de vivre mieux.

C'est dans le cadre de l'action jeune animée par Margaux Anweiler, animatrice jeunesse, que les adolescents qui fréquentent aujourd'hui la Maison des Jeunes et de la Culture du Razès ont repris le flambeau et se sont investi pour aider l'association humanitaire à poursuivre sa mission.

Ainsi ils présentent et mettent en vente un petit livre qui permet de découvrir la vie des enfants d'Assikoi par le biais de petits récits, réellement vécus et racontés par les enfants eux-mêmes. Avec les fonds récoltés, et l'on espère qu'ils seront suffisants, il sera installé une fontaine à eau près d'une école pour que les enfants puissent se désaltérer normalement.

Le livre est disponible à la MJC Razès ou bien chez Robert Mondange (04 68 69 19 05) pour la modique somme de 5 €. Étant entendu que ceci est un prix de base, les personnes qui le souhaitent peuvent donner un peu plus pour pouvoir garantir l'installation de la fontaine. Présentation livre Assikoi.JPG

Les jeunes de la MJC du Razès présentent un livre sur les enfants d'Assikoi.

06.06.2011

S.O.S. Côte d'Ivoire

Assikoi Tayé.jpgLa Côte d’Ivoire vient de sortir d’une crise qui a coûté des vies humaines et qui a ruiné beaucoup de gens. Pour se mettre en sécurité beaucoup de familles ont dû fuir Abidjan et se réfugier dans leur village natal ou dans un autre pays d’Afrique. Au cours de leur fuite beaucoup d’entre elles ont perdu le peu de bagages qu’elles avaient amenés.

La Côte d’Ivoire est riche par ses nombreuses ethnies et par le nombre d’étrangers qui vivent sur son sol. Ces derniers étant, pour la plupart d’entre eux, nés en Côte d’Ivoire de parents originaires d’un autre pays. Pour se mettre en sécurité, ils ont fui et se retrouvent, bien souvent, dans un pays dont ils ont la nationalité, mais dont ils ne parlent pas même pas la langue. Ils sont bien évidemment sans ressources et donc sans moyen de revenir. Pour ceux qui ont pu revenir on leur demande de payer, sous peine d’expulsion, les arriérés de loyer, d’électricité et d’eau et de protéger leurs commerces par des  grillages. Pendant leur absence leurs maisons et leurs commerces ont été pillés et vandalisés. S’ils ne paient pas, on leur coupe l’eau et l’électricité. Sans eau, on ne peut pas faire cuire le riz ou le manioc qui sont les aliments de bases, ni même nourrir convenablement les jeunes enfants.

L’association humanitaire « les Amis du pays d’Assikoi » qui intervient en Côte d’Ivoire depuis 1999 et qui scolarise de nombreux enfants lance un appel à l’aide. Les commerces que l’association a mis en place avec l’aide du Conseil Général de l’Aude, d’Aude Tiers Monde, de quelques municipalités et de généreux donateurs, ont souffert de la crise et ont besoin d’aide pour redémarrer. Les maisons de leurs propriétaires, pour quelques-uns d’entre eux, ont été pillées et les menaces d’expulsions sont légion. Les objets qui ont échappé au pillage ou au vandalisme sont inutilisables ou invendables.

Tayé, une de nos enfants à besoin de soins. Pour elle aussi, il nous faut de l’argent. Faute d’argent, certains des enfants parrainés n’iront plus à l’école. Contact : Robert Mondange au 04 34 93 19 05.

Photo : La jeune Tayé, d’Assikoi, est en manque de soins.

01.04.2010

Assemblée générale des Amis du Pays d'Assikoi

Dernièrement, en présence de Didier Lozano, maire de Belvèze, l'association les Amis du Pays d'Assikoi a tenu son assemblée générale dans les locaux de la communauté de commune les Coteaux du Razès.

Le président Robert Mondange a ouvert la séance en remerciant ceux qui accordent leur confiance à l'association en leur attribuant une aide financière (subventions, dons), à savoir, Aude Tiers Monde, le conseil général de l'Aude, les municipalités de Belvèze, Escueillens, Cambieure, aS2coeurs, sans oublier tous ceux qui cotisent au sein de l'association ainsi que les communautés catholiques du Razès et du Limouxin qui ont permis la création d'emplois au sein de ce petit pays d'Assikoi.

La tâche essentielle de l'association est la scolarisation et la mise en apprentissage d'enfants, qui devient de plus en plus compliquée car en grandissant la scolarisation des enfants coûte de plus en plus cher.

Certains, sans famille, doivent même être logés et nourris et c'est pour cela que l'association fait appel aux subventions, aux dons, et organise des soirées festives.

« Nous espérons que, pour les aider, vous honorerez ces soirées de votre présence et n'oubliez pas non plus les manifestations de l'aS2coeurs, dont une partie des bénéfices est reversée aux Amis du Pays d'Assikoi ».

3000 € sont nécessaires pour couvrir l'année scolaire et la formation en apprentissage deLogement collégiens Adzopé.jpgs enfants en charge de l'association.

Tout en gardant comme priorité la scolarisation, la mise en apprentissage et les soins médicaux des enfants, les Amis du pays d'Assikoi travaillent également sur d'autres dossiers tels que : envoi d'un conteneur, électrification du centre de santé, création d'un élevage de volailles, plantations de kolatiers.

Photo : Le logement des collégiens à Adzopé

Pour en savoir plus : http://www.everyoneweb.fr/assikoib/